Brèves

Retrouvez ici toutes les brèves notes qui ont été publiées sur la colonne latérale.

Il se pourrait que tous les êtres humains soient égaux et qu’il n’y aurait aucune personne qui soit privilégiée malgré la disparité des classes sociales et l’apparente supériorité de certaines races. Il est évident que tout peuple qui exporte son savoir-faire est de facto un maître pour les autres. Aussi, un peuple qui mendie, qui reçoit et qui se forme au savoir d’un autre peuple l’est inférieur et toujours, restera à la traine. La mésestime de soi affaiblie l’identité. Compter sur soi, et ne compter sur personne d’autres, ni en aucun dieu, est le début de la sagesse et de la liberté. Imposer à l’étranger une science et l’initier à une culture pérennise une civilisation.

Notre existence d’être humain vivant, quel que soit la souffrance qu’elle nous impose n’est pas un frein à notre épanouissement. L’enfant qui vient au monde, qu’il se pose dans de la boue ou dans un verre de cristal a potentiellement autant de chances dans l’un ou l’autre des cas. C’est son premier pas vers sa première marche qui sera déterminant pour lui. La boue, répugnante qu’elle soit, restera modelable, tandis que le verre de cristal vous prédestine à « quelque chose » et vous formate à condition qu’il ne brise. Les privilèges ne sont qu’illusoires. Aussi, quand le système fixe un cap en faveur des faiseurs du système, les autres doivent pouvoir contourner ce système en imposant une autre voie (voix). Rien de ce que l’humain a tissé au moyen de sa fourberie n’est inextricable.

Il est fréquent lors d’une consultation d’un nouveau-né ou d’un nourrisson, que le médecin ou le pédiatre vous dise qu’il ne faut pas donner de l’eau à l’enfant sous prétexte qu’il en reçoit suffisamment à travers le lait maternelle, et que l’eau rentre dans la constitution des laits infantiles maternisés. Vrai de toute évidence et valable pour les pays froids. Dans les régions chaudes comme le Cameroun, la quantité d’eau perdue par transpiration est important, et le nourrisson, qui doit gagner en moyenne près d’un kilogramme de poids par mois durant les trois premiers mois de vie, produit plus de chaleur, et donc, transpire plus que les autres chez qui la croissance pondérale est quasi horizontale. Cette perte d’eau excessive se fait au dépend de l’eau du lait bu par l’enfant. Il s’en suit donc que l’enfant a dans ses intestins un lait plus épaissi, difficile et lent à digérer, et cause des douleurs abdominales par incapacité d’absorption. On parlera de colique du nourrisson. Ma solution : Donnez régulièrement de l’eau aux nourrissons pour les prévenir des coliques, des troubles digestifs et des pathologies infectieuses qu’on qualifie malproprement d’infections urinaires. Et vous n’aurez pas à passe d’une formule de lait infantile à une autre, et à faire des dépenses inutiles pour des placébos.

En réponse aux cemmentaires en relation avec cette brève que j’ai publiée sur mon mur Facebook, voici mon point de vue :

Certains s’éloignent du sujet bien que connexe ; ce qui n’est pas un mal en soi puisqu’il rehausse la polémique. Il n’est pas question de substituer le lait maternelle à l’eau, mais bien plutôt de compenser les pertes en eau très importantes chez l’enfant victime de cette absurde interdiction formelle (non cautionnée par l’OMS) de priver l’enfant d’eau dans un contexte où plus de 80% de la population vit dans des « serres ». Et la neutralité de l’eau n’est certainement pas ce qui engagera l’immaturité de l’intestin de l’enfant. La qualité du lait maternelle et ses bienfaits sont incontestables, cela relève du bon sens, plus que des lois partisanes édictées par l’OMS ; et il n’est pas besoin que l’OMS le martèle pour qu’il soit véridique ; c’est une évidence que la raison impose. Et bien plus profond encore, cette période de six mois est issue d’un consensus et d’un arbitrage de l’OMS qui avait besoin de garder son masque de promoteur de la santé et contenter ses bailleresses de fond que sont les lobbies pharmaceutiques pro-lait maternelle par un costume de déguisement ; cette période peut bien être étendue ou restreinte au cas par cas, pour reprendre une expression issue des commentaires. Ce qui est flagrant, à mon sens, considérant tous ces commentaires, c’est qu’ils sont restés superficiels alors qu’il fallait lire entre les lignes.

Toutefois, toutes lois ou décisions est avant tout la traduction d’un besoin de cohérence globale de l’être dans son interaction avec son environnement. Et toutes les civilisations prennent des décisions, qu’elles soient bonnes ou immorales, en fonction de la majorité. Oui, la majorité l’emporte toujours. Cela ne garantit forcement pas une transparence et une justice. La preuve, les « belles » et « grandes » civilisations revoient toujours les lois qu’elles ont construites pour l’adapter aux besoins actuelles. Elles nous devancent parce qu’elles sont aujourd’hui dans une position préventive et offensive, tandis que nous, nous n’avons pas encore atteint la position défensive, pire, nous n’avons pas encore ressenti ce besoin. C’est ce qui les grandi et nous distance d’eux au jour le jour ; c’est ce qui les fait dire de nous que nous n’avons pas d’histoire. Le plus petit d’entre eux a de bonnes raisons, au regard de l’histoire, de croire qu’il est au-dessus du plus grand d’entre nous. Les camerounais, pour ne pas dire les Noirs, sont ridiculement très humbles pour ne pas éprouver le besoin de jouir de leurs identités, de leurs différences parce qu’ils ont été convaincu dès le berceau que ce qui vient du Blanc est limpide et claire tandis que ce qui sourds du Noir restera terni à jamais. Une humilité qui frise autant la médiocrité que l’incompétence allant jusqu’à l’hypothèque du devenir de nos enfants. L’enfant qui vient au monde, a un comportement de scientifique, de lui aussi, on pourrait tirer des enseignements. Et si on apprenait à écouter nos mamans (et leurs enfants) et qu’on les accompagnait dans leur balbutiements, elles qui n’ont pas été corrompu par la propagande occidentale, dont nous les professionnels sommes des relais écervelés, on aurait une médecine d’Afrique noire qui respecterait les conditions de notre existence ; jusqu’ici elles sont les seules à penser santé dans le strict respect du principe de base de la médecine qui est : « l’écoute du corps pour l’accompagner à la guérison ». Que faisons-nous pour les accompagner vers cette autonomie, et sortir du pré-moyen-âge ? Aujourd’hui, le médecin impose au corps la guérison avec toutes les conséquences qui surviennent. Certes, guérison il y a dans la plupart des cas, mais il y a aussi une apparition de nouvelles maladies aux coûts exorbitants. Voilà ce qui nous condamnera plus encore vers le gouffre de misère dans lequel nous baignons déjà ; et le regard hautain des occidentaux sur nous ne changera jamais tant que nous ne serons pas capables de nous aventurer sur leur terrain avec une vision du monde propre à nous. Tant que nous tendrons un bras suppliant, la paume de la main regardant le ciel, nous resterons une sous-humanité. A défaut de produire des idées et pensées en adéquation de nos besoins, propre, de noirs, préservons au moins notre identité, celle qui montre, qui montre réellement, que nous sommes autant humains que les autres. Aussi, pour clore, la médecine de l’enfance passe obligatoirement par une écoute et une confiance en l’enfant, sans préjugés.

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