La réflexion: une remise en question des acquis

Toutes les belles réalisations qui s’offrent en spectacles à nos sens, qui nous fascinent et qui font naître en nous de la bonne humeur et une euphorie de gaieté ont été des œuvres qui, à la base, ont bénéficié d’une réflexion (re-flexion). La réflexion, contrairement à la conception commune, n’est pas à réduite à la seule activité mentale, au domaine des idées et de l’abstraction ; la réflexion est tout autre et se définie par elle-même ; c’est oser remettre en question les acquis. Elle fait appel à la réplétion d’une idée, au retour permanent à l’essence ou à l’essentiel par un recyclage d’elle-même pour se parfaire par expansion. La réflexion est un brouillon, une alchimie fait de papier, de crayon et de gomme, une mixture qui, pour finir, promet de réduire et de taire le chaos pour rendre ostensible la pureté de l’idée qui deviendra par la suite un objet désirable et indexable, celui qu’on peut pointer d’un doigt non-accusateur, non-rigide, mais par un mouvement de bras révérencieux. Le beau ne requiert pas de la violence, elle est souplesse et modulation, ces caractères qu’elle réquisitionne en permanence. Le parfait nécessite de la patience, et quant à la perfection, elle se trouve sous nos yeux, dans nos mains. Le brouillon que nous tenons dans nos mains sous nos yeux avec la contribution de notre imagination et de la patience soutenue par la recherche du beau, du bien, et du bon, voilà la représentation immuable que l’humain peut donner en spectacle inoubliable. L’humain est le seul être qui n’admet pas la défaite ; il repousse en continu les limites qu’il a déjà atteintes et qu’il considère comme un brouillon prêt à recevoir trace et anti-trace, sa curiosité à découvrir ce qui est derrière l’écran du point atteint le pousse à ne jamais abandonner. Chaque après-limite est l’étape suivante à déconstruire. L’objectif de l’humain, c’est d’atteindre la perfection qui fait signe d’appel à l’horizon au moyen d’une lueur floue et attirante, tandis que celui des africains c’est de voir Dieu qu’on n’ose pas fixer des yeux… : un leurre.
Et donc, la différence entre les races et groupes de femmes et hommes qui peuplent notre globe, c’est que certains recherchent le Beau, le Bien, et le Bon, tandis que d’autres suivent Dieu qui ne connait pas de brouillon, parce qu' »il n’a pas de gomme à son crayon ». Les premiers se sont affranchis des idées préconçues datant du moyen-âge et sont dans une quête permanente de la vérité pour se forger une identité et reconnaitre leur différence des autres, tandis les seconds marchent sur le sillage d’un être hypothétique qui les aliène, bouffe leur imagination, promeut la différance à plupart de leur réalisation d’être divin et scelle indélébilement leur destin. Les premiers sont passés par l’étape où se complaisent les seconds : le non-questionnement de l’univers.
Et donc, voilà la réponse à la question « Pourquoi les africains peinent à sortir de la misère ? » qui m’a été posé lors du séminaire intitulé : « les africains sont-ils autant humain que les autres ? ».
Pour ceux qui n’ont rien compris, je résume ma réponse : « Les africains peinent à sortir de la misère parce qu’ils ont déjà Dieu, le bien suprême ».

Auteur : Alexis O. Kaya

MD, PHD, WRITER, NEUROSCIENTIST

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